Une verre à la main. Moitié plein, moitié vide... Jamais vide non. Jamais bien lontemps.
Dehors il pleut, pour changer. Un mois de novembre comme tant d'autres avant lui, mais un mois qui passe comme tous les autres.
Les yeux dans le vide, même sans cette dose d'alcool dans le sang. Ce regard brouillé, sans plus aucune joie. Ce chagrin noyé dans cette connerie, comme pour oublier qu'on existe et qu'on n'sait plus vraiment pourquoi. Pour oublier qu'on n'est pas parfait, pour oublier les conneries, les non-dits. Surement.
Les mots comme coincés dans la gorge, encore. Cette amertume qui le consume un peu plus chaque jour.
Cette peur aussi, la peur de s'avouer qu'on est p't'être bien fautif aussi, en fin de compte.
Ce regret de n'avoir pas su dire les choses en temps et en heures. Quand il était encore temps.
Alors cette bouteille à la main maintenant, pourquoi s'encombrer d'un verre.