Parce que mon coeur n'est pas d'humeur.

Parce que mon coeur n'est pas d'humeur.
C'est un acide qui me ronge peu à peu. Hélas, l'attaque avait déja por ses fruits bien avant que je m'en aperçoive.
Un acide constitué de plusieurs substances dangereuses. Il engendre la peur et les larmes, le renfermement et l'affaiblissement morale et physique. Il atteint tout ce qu'il peut, cherche les moindres recoins encore sains pour les contaminer. Il sait que ce sera ensuite facile de venir à bout de ce qu'il recherche, une fois l'infection commencée.
La volonté perd de sa force, le coeur n'est plus progé. La dépression se laisse démasquer doucement, comme pour prévenir que l'instant final est bientôt arrivé. Les forces décroîssent de jours en jours, l'énergie n'est plus.

# Posté le samedi 06 décembre 2008 07:11

Modifié le lundi 12 janvier 2009 16:12

Douce lumière, ne t'éteins pas.

Douce lumière, ne t'éteins pas.
Une lumière étrange.
Douce et chaleureuse. Riche en émotion et en rêves.
Au
cun homme n'a jamais su trouvé le mot pour qualifier ce phénomène. L'inventer serait une illusion. Nous le palpons, essayons tous autant que nous sommes de le saisir, de connaitre sa cause et ses conséquences. Sentiment qui reste insaisissable, comme voué à évoluer dans un autre monde, une réalité autre que celle que nous comprenons. Il est parout ce phénomène impalpable, prèt à s'imisser dans nos vies sans permition, à nous casser s'il le faut, à nous réduire en cendres, nous et nos pauvres espoirs, quand l'envie lui prend. Il reste incompréhensible, a fait couler beaucoup d'encre, de larmes et de sang.
C'e
st une lueur étrange, avec pourtant des notes de érie qui se transforment quelque fois en cauchemars.
Une fascination terrible dont on ne peut se passer.

# Posté le lundi 10 novembre 2008 05:56

Modifié le lundi 12 janvier 2009 16:14

Désolée du manque d'articles, de présence. Le temps n'est pas au rendez-vous cette année^^.

Il était une fois un homme nommé Yacoub. Il vivait pauvre mais sans souci, heureux de rien, libre comme un saltimbanque, et rêvant sans cesse plus haut que son front. En vérité, il était amoureux du monde. Or, le monde alentour lui paraissait morne, brutal, sec de coeur, sombre d'âme. Il en souffrait.
" Comment, se disait-il, faire en sorte qu'il soit meilleur ? Comment amener à la bonté ces tristes vivants qui vont et viennent sans un regard pour leurs semblables ? " Il ruminait ces questions par les rues de Prague, se ville, errant et saluant les gens qui ne lui répondaient pas.
Or, un matin, comme il traversait une place ensoleillée, une idée lui vint. " Et si je leur racontais des histoires ? pensa-t-il. Ainsi, moi qui connait la saveur de l'amour et de la beauté, je les amènerais assurément au bonheur. " Il se hissa sur un banc et se mit à parler. Des vieillards, des femmes étonnées, des enfants, firent halte un moment pour l'écouter, puis se détournèrent de lui et poursuivirent leur route.
Yacoub, estimant qu"il ne pouvait changer le monde en un jour, ne se découragea pas. Le lendemain, il revint en ce même lieu et à nouveau lança au vent, à voix puissante, les plus émouvantes paroles de son coeur. De nouvelles gens s'arrétèrent pour l'écouter, mais en plus petit nombre que la veille. Certains rirent de lui. Quelqu'un le traita de fou, mais il ne voulut pas l'entendre. " Les paroles que je sème germeront, se dit-il. Un jour elles entreront dans les esprits et les éveilleront. Je dois parler, parler encore. "
Il s'obstina donc et, jour après jour, vint sur la grand-place de Prague pour parler au monde, conter merveilles, offrir à se pareils l'amour qu'il se sentait. Mais les curieux se firent rares, disparurent, et bientôt il ne parla plus que pour les nuages, le vent et les silhouettes pressées qui lui lançaient à peine un regard étonné, en passant. Pourtant il ne renonça pas.
Il découvrit qu'il ne savait et ne désirait rien d'autre que conter ses histoires illuminantes, même si elles n'intéressaient personne. Il se mit à les dire les yeux fermés. Les gens, craignant de se grotter à ses étrangetés, la laissèrent seul dans ses palabres et prirent l'habitude, dès qu'ils entendaient sa voix dans le vent, d'éviter le coin de place où il se tenait.
Ainsi passèrent les années. Or, un soir d'hiver, comme il disait un conte prodigieux dans le crépuscule indifférent, il sentit que quelqu'un le tirait par la manche. Il ouvrit les yeux et vit un enfant. Cet enfant lui fit une grimace goguenarde et lui dit en se hissant sur la pointe des pieds :
- Ne vois-tu pas que personne ne t'écoute, ne t'a jamais écouté, ne t'écoutera jamais ? Quel diable t'a donc poussé à perdre ainsi ta vie ?
- J'étais fou d'amour pour mes semblables, répondit Yacoub. C'est pourquoi, au temps où tu n'étais pas encore né, m'est venu le désir de les rendre heureux.
Le marmot ricana :
- Eh bien, pauvre fou, le sont-ils ?
- Non; dit Yacoub, hochant la tête.
- Pourquoi donc t'obstines-tu ? demande l'enfant, pris de pitié soudaine.
Yacoub réfléchit un instant.
- Je parle toujours, certes, et je parlerais juqu'à ma mort. Autrefois c'était pour changer le monde.
Il se tut, puis son regard s'illumina. Il dit encore :
- Aujourd'hui c'est pour que le monde ne me change pas.



Le conteur. Tradition juive.
Désolée du manque d'articles, de présence. Le temps n'est pas au rendez-vous cette année^^.

# Posté le dimanche 19 octobre 2008 11:50

Modifié le dimanche 19 octobre 2008 12:43

Un égarement.

Un égarement.
Une nuée de fleurs endormies, dans un sentier sombre. Lointaines, comme dans un songe. Un songe perpétuel. Trouble et confus. Qui suit la course du temps. Jusqu'à sa fin. Un lointain encore flou. La lune s'éveille peu à peu. Blanche et ricaneuse. Narguant le soleil encore honteux.

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 13:51

Modifié le lundi 29 septembre 2008 14:28

Le script dit que.

Le script dit que.
C'était un peu comme une idée fixe. Quelque chose de déjà bien ancré. Dans le temps. Dans l'espoir. Une image stéréotypée de la vie.

C'était un visage de jeune femme, tout ce qu'il y a de plus banal. Mais où en y regardant de plus près, on pouvait y apercevoir quelques signes de faiblesse. Rien de vraiment apparent, des indices cachés d'une tristesse continue, d'un mal-être étrange.

Sur une page blanche, des mots s'inscrivaient. Des mots banals, eux aussi. Des mots d'amour.

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 15:29

Modifié le lundi 12 janvier 2009 10:46